Budget 2026 : ce qui concerne l'Éducation nationale

Publié le 01 août 2025 par Loris
Budget 2026 : ce qui concerne l'Éducation nationale

Il y aura bien une augmentation des dépenses de l'État en ce qui concerne la mission Enseignement scolaire, malgré une volonté d'économie générale. Des suppressions d'emplois et leurs conséquences inquiètent les syndicats enseignants. 

François Bayrou a annoncé, le mardi 15 juillet 2025, vouloir dégager 44 milliards d'euros dans le budget 2026 de l'État. Par ailleurs, le plafond de crédits budgétaires alloué à l'Éducation a été fixé à 64,5 milliards d'euros, cela représente une hausse de 0,3 % par rapport au budget prévu par la loi de finances initiale 2025. 

Pour faire des économies, l'État prévoit un « pilotage resserré de la masse salariale », soit la suppression de postes de fonctionnaires. Ce sont ainsi 3 000 emplois enseignants, hors réforme de la formation initiale, qui seront supprimés. 

Élisabeth Borne a tenté de rassurer le monde de l'Éducation en rappelant qu'elle souhaitait créer des postes (AESH, infirmières scolaires, PsyEN, assistants des services sociaux), mais les syndicats enseignants s'inquiètent de ces annonces. 

Un budget incohérent ? 

Personnel « au bout du rouleau », non-remplacement d'un fonctionnaire sur trois qui « va à l'encontre des besoins criants constatés sur le terrain » et suppression de jours fériés ne rassurent pas les syndicats enseignants. Ils dénoncent un décalage entre les mesures prises et la réalité du quotidien des agents. 

La CGT Éduc'action l'affirme : la situation « ne va pas s'améliorer ». Ces mesures « feront porter l'essentiel des efforts sur les salariés et les personnels de la fonction publique », note Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale de la CFDT EFRP. 

« Dans le 1er degré, la France investit déjà moins que la moyenne des pays de l’OCDE. Alors vouloir imposer une année blanche, cela va fonctionner une année mais quid du futur ? Il s’agit d’une vision à court terme de l’éducation, qui est très insatisfaisante » estime Aurélie Gagnier, co-secrétaire générale du Snuipp-FSU.

L'ensemble des représentants de syndicats souligne la souffrance actuelle des enseignants et l'incompatibilité des décisions étatiques avec cette réalité. Plutôt que d'améliorer la situation, elles ne font que l'aggraver, selon eux. 

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