Près d'un élève du premier degré sur deux est désormais scolarisé dans une classe multiniveau. Selon une étude publiée en juillet 2026 par la Depp, 48 % des écoliers étaient concernés à la rentrée 2025, soit cinq points de plus qu'en 2015. Au total, 91 % des écoles comptent au moins une classe de ce type, qui représente 47 % des classes du premier degré.
Les classes à deux niveaux restent largement majoritaires (88 %), tandis que celles à trois niveaux ou plus demeurent marginales. Le phénomène est particulièrement marqué dans les petites écoles rurales, où les effectifs réduits rendent ces organisations plus fréquentes, alors qu'il est beaucoup plus rare dans les grands établissements et en éducation prioritaire.
Les disparités territoriales sont importantes, de 5 % des élèves concernés à Mayotte à 80 % en Ariège.
La progression observée depuis dix ans touche 93 départements sur 101 et concerne tous les niveaux, de la petite section au CM2.
Enfin, la Depp relève que les élèves des classes multiniveaux obtiennent, en moyenne, de meilleurs résultats en lecture à voix haute et en résolution de problèmes, même si les enseignants estiment que les pratiques de différenciation pédagogique y sont plus difficiles à mettre en œuvre.
