Baromètre Unsa : le personnel enseignant est au plus bas

Publié le 08 octobre 2025 par Loris
Baromètre Unsa : le personnel enseignant est au plus bas

Le mal-être des personnels de l'Éducation nationale atteint un pic. Les résultats du 13e baromètre Unsa Éducation, présentés le 16 septembre 2025, témoignent d'une rupture : seuls 3 % des enseignants sont en accord avec les choix politiques en matière d'éducation. Un triste record jamais égalé en dix ans. 

53 000 personnels ont été interrogés par le syndicat lors de la traditionnelle enquête qui tire le portrait de l'Éducation nationale. Morgane Verviers, secrétaire générale de l'Unsa Éducation attend la fameuse « rupture » mentionnée par Sébastien Lecornu lors de son discours d'entrée à Matignon. 

« Comment reconnaître ces métiers qui constituent un maillon essentiel de notre société ? », c'est la question que pose le baromètre. 

Un cap à revoir 

« Ce que révèlent nos résultats, ce n’est pas une crise liée à des personnalités, mais l’échec d’une politique et d’une vision », souligne la secrétaire générale Morgane Verviers. Elle estime que depuis 2017, le gouvernement ne cesse d'en demander « toujours plus avec toujours moins » de moyens. 

Si les enseignants aiment leur métier (90,3 %), ils sont de moins en moins nombreux à se dire heureux de l'exercer (73 % en 2025 contre 80,9 % en 2018). Au fil des années, davantage de collègues envisagent de quitter l'Éducation nationale à cause des conditions de travail. « Ce n’est pas une fuite individuelle, c’est un signal collectif », note Unsa Éducation.

L’enquête montre que 22 % seulement des personnels interrogés « conseilleraient leur métier à un jeune de leur entourage », contre la moitié des répondants il y a dix ans. La faute à « une politique qui n'a d'attractivité que le nom », selon Morgane Verviers. 

Les priorités des enseignants

Interrogés sur leurs priorités, les personnels répondent : 

  • le pouvoir d'achat (61 %)
  • la charge de travail (45 %)
  • les perspectives de carrière (30 %)

Sur le plan des formations, « plus d’un personnel sur deux déclare n’avoir reçu aucune formation adaptée depuis trois ans », précise Morgane Verviers. Alors que les enseignants « demandent la possibilité de se former avec des formations certifiantes et dont le contenu leur convient ».

Autre point de crispation des enseignants : l'école inclusive. Selon Morgane Viviers, les collègues « alertent sur les difficultés qu'ils rencontrent ». « Depuis des années, nous demandons à revenir sur ce qui était très prévu dans le premier degré, de la prévention avec des équipes en Rased », ajoute-t-elle.

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