Le 2 mai 2025, Emmanuel Macron a annoncé qu'une Convention citoyenne sur les temps de l'enfant allait être organisée. 130 citoyennes et citoyens seront tirés au sort pour tenter de répondre à une question et travailleront sur le sujet de juin à novembre 2025.
« Comment mieux structurer les différents temps de la vie quotidienne des enfants afin qu'ils soient plus favorables à leurs apprentissages, à leur développement et à leur santé ? » : c'est la question à laquelle les citoyennes et citoyens tirés au sort devront tenter de répondre. 7 sessions de travail seront organisées, associées à un dispositif de recueil de l'expérience des enfants et adolescents.
Concrètement, la convention ne se limitera pas aux rythmes scolaires mais s'interrogera également sur les temps périscolaires et extrascolaires, en insistant sur l'impact des outils numériques et technologiques sur la vie quotidienne des jeunes.
Une fausse bonne idée ?
Dans le même temps, le 10 juin 2025, une haut fonctionnaire et une universitaire dénoncent dans une tribune au Monde le manque d'interrogation sur les méthodes pédagogiques. Elles jugent que la convention « manque sa cible en se focalisant exclusivement sur le mal-être lié à la surcharge des journées scolaires ».
Les journées des élèves français sont plus chargées que celles de leurs voisins européens, à raison de 864 heures d'instruction par an contre 805 heures en moyenne dans les pays de l'OCDE. Pourtant, le président de la République avait déjà mentionné son souhait de réduire les vacances scolaires.
Une solution s'impose selon des rapports officiels : raccourcir les journées d'école en respectant le rythme biologique des enfants. Toutefois, le seul critère quantitatif des heures de cours est jugé « insuffisant » par les signataires de la Tribune qui souhaitent qu'une réflexion soit menée sur les contenus et méthodes pédagogiques.
Ce n'est pas la première fois que le rythme scolaire pose débat, la semaine de 4 ou 4,5 jours évoquée au moment de la réforme des rythmes scolaires en 2013, avait déjà fait couler beaucoup d'encre. En 2017, après publication d'un décret assouplissant la réforme, 87 % des communes ont fait le choix de revenir à la semaine de 4 jours pour des raisons financières.
À noter que 1 200 communes continuent de bénéficier du fonds de soutien au développement des activités périscolaires (FSDAP) car elles ont conservé la semaine de 4,5 jours, mais ce fonds sera supprimé à la rentrée 2025.
