Une proposition de loi, déposée au Sénat le 2 mars dernier par le sénateur centriste Stéphane Demilly, suggère plusieurs mesures pour renforcer l'activité physique à l'école. Concernant spécifiquement le primaire, les points clés sont :
- 40 minutes d'activité physique quotidienne obligatoire (contre 30 minutes actuellement, un dispositif déjà jugé « parcellaire » dans sa mise en œuvre) ;
- l'intégration explicite de l'éducation à la santé et aux habitudes de vie active dans les programmes ;
- une visite médicale obligatoire avant la fin du primaire, incluant une évaluation de l'activité physique et des risques liés à la sédentarité ;
- un rapprochement avec les associations sportives locales (notamment l'Usep) pour favoriser la pratique hors temps scolaire.
Le contexte est préoccupant : selon une étude de la Depp de février 2026, seulement 50 % des élèves de 6e sont capables de courir au moins 5 minutes à vitesse minimale, ce qui reflète des lacunes qui s'installent dès le primaire. Des inégalités marquées existent aussi selon le sexe et le milieu socio-économique, les élèves défavorisés ou ruraux pratiquant moins.
À ce jour, la date de première lecture du texte au Sénat n’est pas encore connue, mais devrait être fixée après la pause parlementaire liée aux élections municipales.
