L'académie de Dijon expérimente une nouvelle méthode de travail collective dans 60 écoles

Publié le 25 octobre 2025 par Loris
L'académie de Dijon expérimente une nouvelle méthode de travail collective dans soixante écoles

Une année pour tester « l'approche au cœur de la classe » et miser sur « le collectif de travail » pour résoudre les difficultés des élèves, c'est le défi que s'est lancé l'académie de Dijon. Le dispositif repose sur un accompagnement assuré par un binôme d'inspecteurs associés à des enseignants. 

Pour faire face aux difficultés des élèves, notamment en ce qui concerne l'acquisition des savoirs fondamentaux, il faut tenter de nouvelles approches pédagogiques. C'est le pari fait par l'académie de Dijon. La rectrice Mathilde Gollety a expliqué cette idée lors d'une conférence de presse le 13 octobre 2025. 

« Nous sommes partis de deux constats. Premièrement, nous avons, dans notre académie, des élèves en difficulté sur l’acquisition des savoirs fondamentaux. Le deuxième constat : le métier d’enseignant est devenu très complexe, avec de plus en plus d’élèves à besoins particuliers dans les classes », développe la rectrice de Dijon. 

Une méthode en quatre phases

D'abord, il faut dresser le diagnostic partagé au sein de l'école. C'est le moment où l'on met en lumière les fragilités des élèves. Ensuite, il faut définir les actions pédagogiques qui permettraient d'y remédier. Les actions ciblées sont mises en œuvre. Enfin, on évalue les résultats produits par ces actions. 

Concrètement, les inspecteurs pourront assister à des séances en classe pour observer les difficultés des élèves, puis accompagner les enseignants dans la construction de séquences pédagogiques avant d'en observer les effets. 

Une charge de plus sur les épaules des enseignants ? 

Le Snes-FSU appelle « les collègues des établissements concernés à ne pas céder aux injonctions à participer bénévolement à ces travaux alors qu’ils et elles ont déjà tant à faire dans leurs classes au quotidien ». Le syndicat critique l'approche théorique de l'expérience qui souhaite des améliorations mais « sans moyens supplémentaires, sans baisser les effectifs des classes ».

Mathilde Gollety se défend d'alourdir la charge de travail des professeurs, et précise que « certains principaux ont mis dans l’emploi du temps des heures blanches au cours desquelles les enseignants convaincus pourront travailler ».

L'objectif est surtout de proposer aux enseignants les outils adaptés à leur classe, afin que les élèves progressent. 

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