Lors d'une conférence de presse donnée le 17 juin, la ministre de la Transition écologique Monique Barbut a annoncé sa volonté de renforcer l'accompagnement des établissements scolaires face aux vagues de chaleur, dans un contexte de réchauffement climatique appelé à s'intensifier (jusqu'à cinq fois plus de jours de canicule d'ici 2050). Voici quelques points clés évoqués par la ministre :
Bilan du Pnacc : le Plan national d'adaptation au changement climatique, publié l'an dernier, est mis en œuvre à 85 %, notamment via le développement de l'éducation au climat (simulations de COP organisées dans plusieurs académies, dont Nancy-Metz).
Trois priorités annoncées : végétaliser les cours d'école (objectif doublé à 1 000 hectares renaturés par an), encourager les solutions efficaces et développer des dispositifs de rafraîchissement des bâtiments.
Soutien renforcé : un accompagnement technique via la Banque des territoires et budgétaire via le fonds vert, pouvant aller jusqu'au financement de solutions de rafraîchissement.
Programme ÉduRénov élargi : nouvelle offre dédiée au « confort d'été » depuis 2026 (diagnostics, études de végétalisation, analyse de vulnérabilité climatique), avec un objectif de 15 000 bâtiments soutenus d'ici 2028.
Piste à l'étude : à partir de septembre 2026, l'État examinera, avec les collectivités volontaires, l'obligation d'avoir une pièce rafraîchie dans les écoles ou la possibilité de délocaliser les cours vers des lieux frais.
La ministre reconnaît toutefois que « le chemin à parcourir est encore long » face à l'urgence climatique.
