Les enseignants du public étaient appelés à la grève, ce mardi 31 mars, contre les moyens prévus pour la rentrée 2026. Le ministère de l'Éducation nationale a recensé 9,7 % de grévistes en métropole, dont 13,2 % dans le premier degré et 7,18 % dans le second degré. Les syndicats avancent des chiffres bien supérieurs : le Snuipp-FSU revendique 30 à 35 % de grévistes dans le primaire, avec des pointes à 60 % à Paris et 45 à 50 % en Seine-Saint-Denis. Le Snes-FSU annonce quant à lui 25 % dans le secondaire.
Au cœur de la colère : la carte scolaire en cours d'élaboration, qui prévoit au moins 2 100 fermetures de classes selon la CFDT EFRP, et 3 256 suppressions de postes dans l'enseignement public. Les syndicats dénoncent une logique purement budgétaire, alors que la baisse démographique devrait selon eux être « une opportunité pour donner de l'air au système éducatif ».
Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes, dont Toulouse et Marseille, où au moins 1 500 personnes ont défilé. Des élus locaux, comme à Nancy ou en Seine-Saint-Denis, ont également exprimé leur opposition aux suppressions de postes, appelant l'État à garantir à chaque élève « les conditions d'apprentissage qu'il mérite ».
