Face à la vague de chaleur qui touche la France, le ministère de l’Éducation nationale rappelle aux établissements scolaires plusieurs consignes pour protéger élèves et personnels : fermer stores et volets sur les façades exposées, limiter les activités physiques aux heures chaudes, garantir un accès permanent à l’eau potable et privilégier les salles les moins exposées au soleil.
Ces mesures sont jugées largement insuffisantes par les syndicats. Le Snes-FSU dénonce ainsi un « bricolage institutionnalisé » et estime que les recommandations du ministère ne sont ni opérationnelles ni adaptées à la réalité des établissements. Le syndicat rappelle qu’une immense majorité des personnels signalent des problèmes de confort thermique dans les écoles et collèges, certains évoquant des températures atteignant 35 °C.
De son côté, le SNPDEN-Unsa reconnaît que les chefs d’établissement « bricolent » avec peu de marges de manœuvre pour modifier les horaires ou l’organisation. Son secrétaire général, Bruno Bobkiewicz, insiste surtout sur le mauvais état thermique des bâtiments scolaires, qualifiés de « passoires thermiques », et appelle à des investissements massifs de rénovation. Il évoque également des pistes comme la végétalisation des cours ou, ponctuellement, la climatisation.
