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Langage oral en maternelle

Langage oral en maternelle

Article invité rédigé par Ayleen du site La tanière de Kyban.

On le sait, en maternelle, l’oral est au cœur des apprentissages. Le langage oral est à la fois objectif d’apprentissage et à la fois vecteur, médiateur ou support. En bref, le langage oral est partout. Reste qu’il ne suffit pas de parler pour apprendre à parler. L’idée d’un « bain de langage » ne suffit pas. Le langage oral s’enseigne, donc cet enseignement se prépare, se réfléchit et nécessite souvent des supports.

On ne va pas se mentir, je savais tout cela en atterrissant subitement en maternelle et pourtant, je n’avais qu’une très vague idée de ce que je pouvais mettre en place. J’ai donc choisi de vous faire une sélection de ressources utiles qui pourraient vous aider, dans le cas où vous seriez en train de préparer votre rentrée en maternelle.

1. Eduscol : une base solide


Voici un article d’Eduscol qui vous sera d’une très grande utilité. Il est précis, complet, explicite mais aussi riche d’outils et d’exemples. En bref, je vous le conseille. Ça a été le point de départ de mon autoformation sur le sujet et je dois avouer que tout cela m’a été utile pour structurer mes idées et mettre tout cela en place dans ma classe.

Je vous conseille de lire la partie « oral » strictement mais aussi « de l’oral à l’écrit » car oui, l’oral joue aussi ce rôle majeur et primordial de préparation à l’entrée dans l’écrit.

2. Le raconte-tapis ou tapis à histoire


Une activité assez classique pour travailler à la fois la compréhension et la production d’oral scriptural (un oral syntaxiquement proche de l’écrit) consiste à faire raconter l’histoire d’un album travaillé en classe à partir de ses illustrations. Cela dit, le raconte-tapis permet de faire la même chose à partir de matériel de manipulation, un peu comme on le ferait avec des marionnettes. Je vous invite à découvrir le principe chez Mysticlolly, qui l’explique très bien. Croyez-la, on peut faire ça assez facilement, au final, avec ce qu’on trouve ici et là, sans forcément savoir coudre.

3. Les comptines sélectionnées par Bambou


Il n’est pas toujours évident de trouver des comptines sympathiques en maternelle et accessibles pour les élèves. J’en ai passé, du temps, à écouter des CD par dizaines parmi ceux présents dans ma classe. Et pourtant, souvent, je ne trouvais pas ce que je cherchais. Par contre, chez Bambou, on trouve très souvent ce qu’on cherche grâce à sa boite à comptines. Et pour savoir comment les faire apprendre, il y a un document à ce sujet sur Eduscol.

4. Jeu de la marchande : une situation du quotidien


C’est un grand classique de l’école. On le travaille le plus souvent pour faire apprendre les quantités. Et pourtant, c’est aussi un excellent moyen de travailler le langage oral : les formules de politesse (« Bonjour », « s’il-vous-plait », « merci »), la formation de question (« Est-ce que je peux.. ? », « Pourrais-je... ? ») ou encore de phrases complètes (« Je voudrais... ») sont à l’honneur. Il suffit de prévoir le développement de cet objectif au sein de sa séquence. En fait, finalement, n’importe quelle séquence pourrait avoir droit à ses séances centrées sur le langage oral, non ?

5. Profiter d’une séquence de gymnastique : dire pour évoquer

Je n’ai pas encore eu le temps de faire ce partage mais il devrait venir au courant de l’été tant c’est un classique que j’utilise presque chaque année (même en cycle 2). L’idée, c’est d’axer chaque séance de gymnastique sur un verbe d’action : tourner (tourner sur soi-même à la verticale, tourner autour d’une barre fixe, tourner autour d’un obstacle), rouler (pour travailler la roulade sous tous ses angles), maintenir (une position, un pied en l’air en équilibre, par exemple), sauter, lancer, etc. Ce n’est qu’à la fin de cette première phase qu’on invitera les élèves à composer leur enchainement.

Du point de vue du langage oral, on pourra faire parler pendant la séance pour les élèves de petite section ou après pour les plus grands. Ils réutiliseront le vocabulaire acquis, rencontreront quelques synonymes ou mots de la même famille (sans qu’on ne nomme forcément ces notions), feront de belles phrases bien construites, etc. On peut même imaginer un jeu de questions/réponses ou les élèves qui n’ont pas fait un atelier questionnent ceux qui l’ont réalisé. Pour aider les plus jeunes, on peut acquérir du matériel miniature (je sais qu’il en existe) ou encore le fabriquer soi-même.

6. Narramus : dire pour raconter, dire pour comprendre


Le travail sur la compréhension en maternelle n’est pas toujours évident. On sait qu’un maximum de choses doit être explicité sans toujours savoir lesquels ou encore que le vocabulaire est essentiel. Pourquoi ne pas recourir à une méthode clés en mains qui a fait ses preuves ? Pour chaque album, la démarche est sensiblement la même. L’idée générale est de faire raconter pour apprendre à raconter mais aussi pour construire (et témoigner de) leur compréhension. Commencez au moins par en choisir un de la collection. Vous verrez ensuite si vous arrivez à transposer ou si vous souhaiter acquérir les autres tomes de cette collection qui ne cesse de s’enrichir.

7. Jeu de construction : communiquer pour faire réaliser


C’est aussi l’un des objectifs de l’école maternelle : apprendre à dire pour communiquer des instructions. Petit bonus de cette situation, plutôt dédiées à des élèves de grande section : on travaille la topologie (les mots indiquant la position) ainsi que le nom des solides. Là encore, n’importe quelle activité de construction avec un modèle (ou non) pourrait se prêter à ce jeu. Je le fais d’ailleurs aussi avec des dessins à étapes, et ça fonctionne très bien !

A découvrir sur mon blog.

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