Election présidentielle et éducation

Election présidentielle et éducation

Évidemment, chacun des candidats ne souhaite que le meilleur pour l’école !

J-L Mélenchon souhaite par exemple qu’elle soit en mesure de former les citoyens de demain. F. Fillon et M. Le Pen insistent plus quant à eux sur la place de l’État dans l’éducation, celle-ci devant être en accord avec les principes de la République.

Fonction publique

Concernant la question de la fonction publique en général, certains suppriment des postes (Fillon, Macron), d’autres au contraire en créent (Hamon, Mélenchon) ou du moins redistribuent les postes actuels de fonctionnaires. F. Fillon, M. Le Pen d'une part, E. Macron d'autre part veulent instaurer respectivement 2 ou 1 jour de carence. Tous souhaitent revaloriser le point d’indice de la fonction publique.

Concernant les enseignants en particulier, MM. Fillon, Mélenchon, Hamon et Macron souhaitent améliorer leurs salaires mais aussi la reconnaissance de leur métier. Pour le candidat de la France insoumise, cela passe par une diminution de la charge de travail en contrepartie de la mise en place d’une réunion hebdomadaire d’1h30 de toute l’équipe pédagogique. Pour E. Macron c’est l’autonomie, la responsabilité et l’évaluation qu’il faut améliorer.

Seuls MM. Mélenchon et Hamon abordent la question de la médecine du travail, tous deux préconisant de renforcer le rôle de celle-ci au sein de l’EN, le candidat de PS va plus loin en proposant de reconnaître le burn-out.

Effectif des classes

MM. Macron, Hamon et Mélenchon insistent sur une diminution du nombre d’élèves par classe notamment en CP et CE1 et plus encore dans les REP. Les enseignants absents doivent pouvoir être remplacés sans souci pour B. Hamon et J-L Mélenchon.

Formation initiale et continue

MM. Hamon et Macron veulent offrir au moins trois jours par an de formation continue aux enseignants. MM. Macron et Mélenchon proposent des systèmes de formation en alternance ou sous forme de stage pour améliorer l’apprentissage du métier. M. Mélenchon pense aussi aux salarié-e-s qui souhaitent se reconvertir dans la fonction publique d’enseignement en reconnaissant leur expérience préalable et en ouvrant des cycles rémunérés de formation.

Scolarité obligatoire

MM. Fillon, Hamon et Mélenchon souhaitent rendre l’école ou l’instruction obligatoire à partir de 5 ans pour le premier, 3 ans pour les deux autres, qui sont également favorables à la scolarisation à partir de 2 ans. Toujours pour ces trois candidats, le rôle de la maternelle sera prioritairement de favoriser l’acquisition et la maîtrise du langage afin de préparer au mieux l’apprentissage de la lecture. Le candidat de la France insoumise veut adapter l’enseignement en tenant compte de la spécificité de chaque tranche d’âge. Dans le même ordre d’idées, il préconise que la formation des enseignants comprenne des modules de sociologie, de psychologie du jeune enfant et de pédagogie.

Programmes, rythmes scolaires et carte scolaire

Sur ces sujets tous les candidats ont leur mot à dire !

Les apprentissages fondamentaux (français, maths, histoire, géographie) sont prioritaires pour F. Fillon, M. Le Pen et J-L Mélenchon, par exemple en réservant la moitié du temps d’enseignement au français pour Mme Le Pen. Le numérique est au cœur des préoccupations de MM. Fillon, Hamon, Macron. Le candidat du Parti socialiste propose lui davantage de sport et l’éducation à la santé.

MM. Fillon et Macron veulent laisser le choix aux collectivités territoriales ou aux communes de revenir ou non sur la réforme des rythmes ou de les aménager sans contrainte. Aux extrêmes, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon abrogent la réforme, ce dernier propose en contrepartie un accès gratuit aux enseignements artistiques et sportifs pour tous les élèves de primaire. Seul M. Hamon augmente le budget (de 25%) alloué aux communes pour la mise en œuvre de la réforme.

Enfin concernant la carte scolaire, MM. Hamon, Macron et Mélenchon souhaitent la rebâtir en prenant en compte l’offre des établissements privés par exemple. Mme Le Pen, tout comme M. Fillon, veut garantir la liberté de scolariser selon ses choix tout en contrôlant de manière plus serrée les établissements privés hors-contrats. M. Fillon quant à lui propose la création d’établissements innovants, qu’ils soient publics ou privés.

Handicap, soutien scolaire

Le sujet du handicap préoccupe F. Fillon qui souhaite assurer des conditions de travail adaptées aux élèves en situation de handicap tout au long de leur scolarité. Pour MM. Hamon, Macron et Mélenchon, cela passe par une (re)valorisation des AVS avec une formation adaptée et un salaire décent.

L’accompagnement des élèves en difficulté doit se faire soit en classe pour le candidat des Républicains soit après la classe pour Emmanuel Macron. MM. Hamon et Mélenchon préconisent un service public de soutien scolaire.

Parmi les autres mesures préconisées par les candidats retenus dans cette comparaison, on peut noter pour F. Fillon la suppression du Conseil supérieur des programmes dont « les choix et le langage jargonnant ne contribuent pas au redressement de notre système éducatif ». Il souhaite également réduire les circulaires émanant du ministère. M. Mélenchon met l’accent sur la lutte contre toute forme de violence à l’école et souhaite le bien-être de l’enfant que ce soit à la cantine ou par l’instauration d’une véritable pause méridienne.

M. Fillon et Mme Le Pen préconisent le port de l’uniforme à l’école. La candidate du Front national veut que l’école soit un lieu où la laïcité, la neutralité et la sécurité trouvent toute leur place.

Pour aller plus loin :

https://www.fillon2017.fr/projet/education/

http://www.en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme

http://www.frontnational.com/le-projet-de-marine-le-pen/

https://avenirencommun.fr/le-livret-education/

https://www.benoithamon2017.fr/2017/03/16/mon-projet-pour-faire-battre-le-coeur-le-coeur-de-la-france/

 

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