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+ En bref, les infos du jour.
Les livrets d'évaluation sont actuellement distribués, ce qui n'empêche pas en rien le Réseau des enseignants du primaire en résistance d'inviter enseignants et parents à s'opposer à ces évaluations selon les modalités de leur choix : boycott, simple passation des compétences déjà travaillées, notation plus intelligente, autre usage des documents…. Et dans tous les cas, nous demandons à nos collègues de ne transmettre aucun résultat à l'administration ou à le faire sous des formes qu'elle ne pourrait pas exploiter, appellent-ils.
Cet appel est également soutenu au niveau national par la FCPE, Icem-Pédagogie Freinet, la Fnaren, la tendance Emancipation du Snuipp-FSU et la Foeven.
Si les signataires reconnaissent que les exercices semblent plus faciles que l'an dernier avec maintenant trois codes au lieu de deux, ils demeurent opposés au principe général de ces évaluations qui consiste selon eux à produire des résultats chiffrés pour alimenter des statistiques sans permettre en rien d'aider à progresser des élèves en difficulté en français ou en mathématiques.
Interrogé par l'AEF, le MEN confirme le maintien du dispositif afin qu'il rentre dans les moeurs et devienne saisonnier car il répond à plusieurs objectifs de fond incontournables que Jean-Michel Blanquer de la Dgesco détaille : un objectif pédagogique avant tout car ces évaluations sont un outil pour les maîtres pour repérer les élèves en difficulté, un instrument de pilotage tant académique que national, et un enjeu de communication avec les parents. Il précise cependant qu'une réflexion pourra s'engager à partir des critiques constructives. Selon lui, la date retenue pour ces évaluations permet une remédiation notamment avec les stages de remise à niveau pendant les vacances. Le ministère ne ferme pas la porte dès lors qu'il sera démontré qu'une autre formule est meilleure.
Il précise que des améliorations ont été apportées par rapport à l'an dernier : certains exercices ont été modifiés, un code supplémentaire a été introduit pour comptabiliser les non-réponses, une marge d'erreur a été introduite pour tenir compte des étourderies, le système de traitement des résultats a été amélioré, un livret maître a été distribué pour les aider à analyser les difficultés des élèves et la fiche à destination des parents a été rendue plus lisible.
En bref
Elections des parents d'élèves
La FCPE qui conforte sa position de première fédération de parents d'élèves (+46.000 voix dans les écoles primaires) demande au MEN de s'investir pour augmenter le taux de participation par une campagne nationale d'information dans la presse écrite et audiovisuelle. Par ailleurs, elle regrette vivement le délai extrêmement long après lequel le ministère a publié ces résultats et réitère son exigence d'une publication infiniment plus rapide.
La FCPE qui conforte sa position de première fédération de parents d'élèves (+46.000 voix dans les écoles primaires) demande au MEN de s'investir pour augmenter le taux de participation par une campagne nationale d'information dans la presse écrite et audiovisuelle. Par ailleurs, elle regrette vivement le délai extrêmement long après lequel le ministère a publié ces résultats et réitère son exigence d'une publication infiniment plus rapide.
Résistance
Dans un ouvrage intitulé En conscience, je refuse d'obéir (256 pages, Editions Des îlots de résistance, 16 euros), Alain Refalo, l'instituteur de l'école Jules-Ferry de Colomiers (31), revient sur la genèse d'un mouvement qu'il a lui-même impulsé, la résistance pédagogique pour dénoncer la déconstruction de l'école de la République. Tout a commencé avec cette lettre du 6 novembre 2008 qu'il a adressée à son inspecteur d'académie et par laquelle il annonce qu'il n'appliquera ni les nouveaux programmes du primaire ni le dispositif de l'aide personnalisée et que ce temps sera utilisé pour la mise en place d'un atelier théâtre. Pourtant soumis à la pression des sanctions qui se multiplient, il livre son analyse sur les projets et décisions du ministère.
Dans un ouvrage intitulé En conscience, je refuse d'obéir (256 pages, Editions Des îlots de résistance, 16 euros), Alain Refalo, l'instituteur de l'école Jules-Ferry de Colomiers (31), revient sur la genèse d'un mouvement qu'il a lui-même impulsé, la résistance pédagogique pour dénoncer la déconstruction de l'école de la République. Tout a commencé avec cette lettre du 6 novembre 2008 qu'il a adressée à son inspecteur d'académie et par laquelle il annonce qu'il n'appliquera ni les nouveaux programmes du primaire ni le dispositif de l'aide personnalisée et que ce temps sera utilisé pour la mise en place d'un atelier théâtre. Pourtant soumis à la pression des sanctions qui se multiplient, il livre son analyse sur les projets et décisions du ministère.



















