Portrait d’instit’ : Enseigner dans le réseau AEFE

Professeure des écoles à Montréal, Céline est en charge d’une classe de grande section. Particularité de son établissement : il fait partie de l’AEFE, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger. Unique au monde par son ambition, le réseau (soumis au Code de l’Education) scolarise en effet près de 350 000 élèves. Rencontre outre-Atlantique.

Pour commencer, j'aimerais savoir quelles circonstances vous ont amenées à rejoindre le réseau de l'AEFE ?
Nous avons émigré pour changer de vie, je suis en disponibilité pour suivi de conjoint, nous avions inscrits nos enfants dans l’établissement où je travaille maintenant, ils avaient besoin de remplaçant pour faire des suppléances, cela m’a beaucoup plu et du coup j’ai postulé pour un poste (je suis embauchée en contrat local).

Vous êtes donc titulaire du CRPE ? J'imagine que ce concours a été un sésame important pour obtenir un poste à l'étranger ?
Bonjour, oui je suis titulaire du CRPE, cela m’a aidé car j’ai la connaissance des programmes français, ici au Québec, pour travailler en lycée français il faut soit être titulaire de l’éducation nationale ou avoir un permis/brevet d’enseigner québécois. La majorité de mes collègues sont “éducation nationale”.

Vous aviez déjà une expérience de prof en France ? Quelles sont les différences qui vous ont sauté aux yeux ?
Oui j’avais déjà une expérience en France. Les différences : les moyens financiers de l’établissement, la taille de l’établissement car sur un seul site de la MS à la terminale, le nombre de nationalités différentes.

L'établissement doit être effectivement assez impressionnant ! Au-delà du dépaysement, quel est votre ressenti par rapport à son fonctionnement ? Vous y retrouvez-vous ?
Ça fonctionne bien, je m’y retrouve, j’ai beaucoup de plaisir à y enseigner, même si nous avons des élèves à besoins éducatifs particuliers je pense que nous en avons moins qu’en France.

Y aurait-il des éléments à importer de France ?
Je ne vois pas ce qu’il y aurait à exporter ou importer... car c’est le système français ! C’est juste un établissement privé avec des moyens financiers très différents des établissements situés en France. Hors du contexte COVID, ce que j’apprécie particulièrement, c’est l’ouverture de l’école aux familles.  Nous avons l’habitude, 2 fois par an, de faire goûters/soirées/ petit déjeuner où chaque famille apporte quelque chose (c’est le potluck, l’équivalent en français du repas auberge espagnole). Les parents peuvent aussi assez facilement se rendre disponible pour accompagner les sorties.Je suis désormais à Montréal, c’est appréciable pour les sorties (parc nature, musée des beaux-arts, maison symphonique...). Nous avons aussi des professeurs spécialistes, un professeur d’éducation musicale, des professeurs d’EPS et des professeurs d’anglais. C’est très apprécié que ce soit par les enfants, leur famille ou nous enseignants car ils sont spécialistes dans leur matière.

 

 

 

 

 

 

 

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