Portrait d'instit : « C'est réellement ce métier que je voulais faire »

Portrait d'instit : « C'est réellement ce métier que je voulais faire »

Jeune enseignante en classe de GS, Yvanne est passionnée par son métier pour lequel elle se donne beaucoup ! Elle revient sans détour sur sa première année d'exercice, ponctuée par des surprises, des difficultés, mais aussi beaucoup d'expériences enrichissantes pour la suite. Un témoignage rafraîchissant !

Peux-tu présenter ton parcours ?

J'ai obtenu un baccalauréat littéraire option arts plastiques. Je me suis ensuite inscrite en première année de licence d'anglais pour devenir enseignante dans cette discipline… J'ai rapidement trouvé cette formation très complexe, je me suis donc réorientée vers la licence d'arts plastiques. J'ai ensuite intégré un master des métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation (MEEF) et j'ai obtenu le CRPE alors que j'étais encore en première année. Maintenant, je suis professeure stagiaire en classe de GS et, parallèlement, je suis en deuxième année de master.

Pour débuter dans ta carrière, avais-tu une préférence entre la maternelle et l'élémentaire ?

C'est vrai qu'au départ, j'avais une préférence assez marquée pour les classes de l'élémentaire. Lorsque j'ai appris ma nomination en maternelle, j'ai été un peu prise de panique ! Mais j'ai tout de même été rassurée de savoir que j'allais intervenir auprès des plus grands, dans une classe de GS. Puis je me suis lancée...

Comment s'est passée cette première année ?

Je dois dire que cette première rentrée a été difficile ! Mes ambitions de départ n'étaient pas bien adaptées, j'ai voulu faire trop de choses, trop d'ateliers… alors que je n'avais encore jamais géré d'élèves de maternelle. Je me suis vite retrouvée débordée, et cela, dès la première matinée ! Heureusement, à l'école, mes collègues m'ont donné quantité de conseils afin que je m'organise mieux. C'était toujours un peu brouillon les trois premières semaines, puis, petit à petit, je me suis sentie de plus en plus à l'aise au sein de ma classe. Aujourd'hui, par exemple, si une séance se termine plus tôt que prévu, je trouve facilement des activités de délestage pour occuper les élèves. J'apprécie aussi la très bonne relation établie avec les enfants et je pense qu'eux aussi sont à l'aise en classe ! Aujourd'hui, je ne prétends pas que la qualité de mon enseignement soit parfaite, loin de là, c'est une remise en question permanente, mais j'arrive à trouver des solutions et j'en suis satisfaite !

Es-tu heureuse de cette entrée dans le métier ?

Très heureuse ! Je me rends compte que c'est réellement ce métier que je voulais faire, ce que j'aime, et que rien d'autre ne me plairait ! Le seul point négatif se situe dans la fatigue ressentie en rentrant le soir, mais c'est sûrement dû au fait que je travaille énormément à côté, et notamment pour terminer le master. Je suis aussi peut-être un peu trop à fond, parfois mon métier empiète même sur ma vie privée car j'en parle énormément. Mais c'est une passion !

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