Portrait d'instit : Aurélie, une remplaçante heureuse !

Pour la 2ème année consécutive, Aurélie bénéficie d’une expérimentation statutaire : enseignante à mi-temps pour cause de maternité, elle a la possibilité d’exercer un poste de remplaçante. L’an dernier, elle a vu défiler « tous les niveaux, plusieurs centaines d'élèves, plusieurs dizaines de collègues ». Et elle adore !

 

Vous êtes instit' remplaçante (et titulaire, félicitations !). Comment êtes-vous entrée sur ce poste ? Par choix ? Par les hasards du mouvement ? Pour d'autres raisons ?...
Alors, je suis une "jeune" enseignante (cuvée 2015). J'avais fait des vœux assez larges pour la rentrée 2019, sans avoir vraiment de priorités (à part géographiques). C'est donc un peu par hasard que je suis devenue TR (Titulaire Remplaçante) donc...

Comment avez-vous pris la mesure du poste ?
Au début, j'avais quand même peur de l'organisation (mon coffre était plein à ras bord de manuels tous niveaux, de classeurs, de matériel administratif, de fournitures diverses...). Et puis rapidement, je me suis rendue compte que je devais mettre au point des séances types, en décalé, pour chaque niveau. Je me sens plus libre quand j'arrive sur des classes de cycle 2 &3. En maternelle, je me sens trop dépendante du matériel sur place.

Quel type de remplacement faites-vous ?
Depuis la rentrée, je remplace essentiellement des collègues en formation. Je le sais donc quelques jours à l'avance, ce qui me laisse le temps de contacter l'enseignant pour organiser la journée. Quand je n'ai pas de remplacement prévu, je me rends dans mon école de rattachement, le temps qu'on m'appelle. J'avoue adorer le moment de savoir OÙ je vais m'envoler.

Cela vous nourrit professionnellement ?
Faire plusieurs fois plusieurs classes différentes me permet d'expérimenter de nouvelles méthodes de travail, une séance découverte en langue, en arts visuels… et de voir ce qui fonctionne moins. Je commence à voir les niveaux qui me plaisent le plus, à découvrir les écoles (plus ou moins) autour de chez moi que je pourrais demander pour le prochain mouvement...

Est-ce que vous souhaitez rester sur ce type de poste ?
Eh bien en fait, j'aimerais bien, mais je suis actuellement à mi-temps (maman d'un petit bout de 19 mois) et je pense garder cette quotité qui n’est accordée aux remplaçants que pour les mi-temps de droit (c’est-à-dire pour les enfants de moins de 3 ans). Donc, malheureusement, il ne me reste plus que l'année prochaine : en 2021, je perdrai automatiquement mon poste.

Ces postes sont-ils très demandés dans votre académie [1]?
Je sais que des collègues ne changeraient pour rien au monde. D'autres rêvent d'avoir LEUR classe. Ce ne sont jamais nos élèves. D'ailleurs, pour certains parents, le remplaçant n'a pas le concours et n'est même pas prof ! Pour ma part, je suis ravie d’être remplaçante !

 

 

[1] Aurélie enseigne dans l’académie de Lyon (NDLR)

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