Ma vie d'instit' : « Une entrée progressive dans le professorat »

Ma vie d'instit' : « Une entrée progressive dans le professorat »

Chloé n'a que 21 ans. Bien que n'étant pas encore titulaire, elle intervient dans une classe depuis 3 ans déjà : dans un premier temps, en observation, puis aujourd'hui, en responsabilité partielle puisqu'elle bénéficie du dispositif d'assistante d'éducation en préprofessionnalisation (AED). Elle nous raconte ses tout premiers pas dans le métier et son parcours, du statut d'étudiante à celui de maîtresse en MS ! Son témoignage sur le début de sa carrière nous montre à quel point la formation des jeunes enseignants est déterminante pour qu'ils puissent progresser sereinement dans leur mission…

Peux-tu nous présenter ton parcours ?

Après l'obtention de mon baccalauréat littéraire, j'ai poursuivi mes études par un cursus universitaire en licence, puis j'ai intégré le dispositif AED, un contrat de 3 ans durant lequel je suis en classe en tant qu'apprentie professeure des écoles. Les premiers temps, nous commençons par une phase d'observation avant de prendre peu à peu des responsabilités ! Cette année, j'ai intégré un master MEEF (métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation) alors que je termine ma troisième année d'AED. À ce titre, j'enseigne tous les mardis ainsi que quelques semaines à temps plein, en classe de MS dans une école à Massy (91).

Comment s'amorce le changement de posture entre simple observatrice et responsable d'une classe ?

La première année, j'étais en phase d'immersion, et donc exclusivement en observation dans la classe d'affectation. Cela permet de prendre des repères, de comprendre le fonctionnement d'une classe. Malheureusement, avec le confinement lié à la pandémie de Covid-19, ce temps d'apprentissage a été écourté… La deuxième année, j'étais en pratique accompagnée : je pouvais avoir en charge un créneau dans la journée, par exemple, la séance de motricité ou un temps de lecture. Cette année, j'ai la responsabilité complète de la classe un jour par semaine ou parfois une semaine entière, sans être supervisée, la maîtresse titulaire n'étant plus présente avec moi. Il me semble évident que le fait d'exercer ainsi est un atout majeur pour mon avenir dans l'enseignement !

Te sens-tu bien préparée à enseigner ?

Davantage qu'un étudiant qui a réussi le concours et intègre directement une classe ? Totalement ! Au-delà des responsabilités, au cours des 3 années, j'ai eu la chance de beaucoup apprendre en côtoyant des profils d'enfants et des milieux différents. D'autres étudiants, issus du cursus classique, sont, de fait, moins préparés. Néanmoins, à ce jour, je n'ai exercé qu'en maternelle. Si je suis affectée en classe de Cycle 2 ou 3, je risque d'être potentiellement en difficulté, comme tous ceux qui ont débuté sans avoir bénéficié d'une préparation comme la mienne en maternelle… Mais je compte sur les stages à venir l'année prochaine pour me former !

 

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