Ma vie d'instit : « Nous apprenons de nos propres expériences au quotidien »

Ma vie d'instit : « Nous apprenons de nos propres expériences au quotidien »

Juriste en droit social de formation, Léa a choisi d'être suppléante dans l'enseignement, ce qui l'a conduite à se présenter au concours ! Aujourd'hui, étudiante fonctionnaire stagiaire en maternelle (EFS) dans l'académie de Nancy-Metz, elle nous raconte son parcours, déjà riche de multiples expériences.

Peux-tu présenter ton parcours ?

Après avoir obtenu un Master 2 en droit social, j'ai exercé comme juriste pendant 6 ans en cabinets d'avocat et de conseil. Puis, suite à un événement personnel, j'ai décidé de me reconvertir pour donner plus de sens à ma vie professionnelle. J'ai tout de suite pensé au métier d’enseignante car, dès l'obtention de mon baccalauréat, j'avais déjà envisagé ce cursus. Puis, durant mes études, j'ai occupé des jobs étudiants en prise directe avec les enfants. Mais avant de me présenter au concours, j'ai souhaité faire un stage d'observation dans une classe pour me conforter dans mon choix. J'ai débuté ensuite comme suppléante dans l'enseignement privé sous contrat afin d'acquérir de l'expérience. Après plus de trois années d'exercice en Cycles 1, 2 et 3 et trois tentatives au concours, je suis désormais EFS en école publique dans une classe à double niveau, TPS-PS.

Quelles sont, selon toi, les différences lorsqu'on est suppléante ou EFS ?

Concernant le métier lui-même, il n'y en a pas, le travail est identique, tant dans la gestion du groupe que dans la préparation des séances. La principale différence se situe au niveau du statut et du salaire, qui ne sont pas les mêmes…

Te sens-tu davantage considérée depuis que tu es EFS ?

Oui, complètement ! Maintenant, je bénéficie de formations et d’un réel suivi, ce qui n'était pas du tout le cas quand j'étais suppléante…

Justement, comment gère-t-on une classe sans être formée pour cela ?

N'as-tu pas eu trop de désillusions à tes débuts ? Nous apprenons de nos propres expériences au quotidien… Nous nous appuyons aussi sur les manuels et sur les collègues qui peuvent nous aider. Je n'ai pas eu de désillusions, sinon je n'aurai pas persisté durant 3 ans pour obtenir le concours. Ce métier est une véritable passion pour moi !

Tu te projettes encore en maternelle dans 10 ans ?

Honnêtement, c’est difficile à dire. Ayant enseigné dans tous les cycles, j’ai pu constater qu’il y a des avantages et inconvénients pour chacun d’eux. Mon objectif serait plutôt d’avoir une classe fixe, de bien approfondir un ou plusieurs niveaux et de pouvoir développer davantage de projets.

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