Crises de violence explosives chez l’enfant : que faire ?

Crises de violence explosives chez l’enfant : que faire ?

Une humeur colérique et irritable, un comportement provocateur, un esprit vindicatif : tels sont les grands traits du trouble oppositionnel avec provocation (TOP), souvent associé aux TDA/H. Raphaëlle Scappaticci, psychothérapeute, expose dans ce livre des éléments pour une prise en charge comportementale et cognitive.

Ce trouble concerne-t-il un nombre important d’enfants ?

Selon les études, on parle d’environ 4 % des enfants concernés par ce trouble. Il existe de façon associée à d’autres troubles plus connus, et notamment le TDAH. Par exemple, selon les études, on parle de 50 % d’enfants TDA/H qui ont un TOP.

Vous évoquez les facteurs à risque qui favorisent l'installation des TOP, comme le milieu familial. Car c’est aussi la famille qui, en premier lieu, en subit les conséquences et peine à sortir de ce processus d’escalade de la crise…

Il ne s’agit pas de dire, comme c’est souvent le cas, que « c’est de la faute des parents ». Mais plutôt que ce sont des enfants qui ont des troubles diagnostiqués souvent tardivement (la faute à nos retards de diagnostics en pédopsychiatrie en France) et que, donc, les parents ont « fait avec » sans savoir de quoi il retournait.

Comme l’éducation dite classique ne fonctionne pas avec ces enfants, des spirales négatives d’opposition et de provocation se sont installées, tout d’abord souvent à la maison et parfois ensuite à l’école.

Le chapitre 7 intéressera particulièrement les enseignants, car vous faites référence à 3 axes de travail avec l’élève : les habiletés sociales, la gestion des émotions et celle des comportements.
Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Crises de violence explosives chez l’enfant : concrètement, que faire ?, de Raphaëlle Scappaticci
Tom Pousse, 14 €

Il est clair qu’il faut aider les familles, mais ces enfants ont aussi pour certains des difficultés à l’école et les enseignants peuvent y être confrontés. Il faut qu’ils puissent utiliser des outils concrets et ces outils-là les aident généralement. Par exemple, apprendre à un enfant à formuler une demande plutôt qu’il s’exprime au travers d’un coup et qu’il se fasse punir…

Crises de violence explosives chez l’enfant : que faire ?, de Raphaëlle Scappaticci
Tom Pousse, 14,00€

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